Actuellement : Exposition Collective

Chacun son arbre

 

Exposition du 23 janvier 2020 au 7 mars 2020 – Prolongation jusqu’au 4 avril

 

Gilbert Bellan, Chêne vert titanesque, lavis-fusain, 72x101cm, 1924.

 

Autour de la thématique de l’arbre, deux surfaces parallèles se répondent.

Gilbert Bellan, artiste encouragé au siècle dernier par Clemenceau – il est de pire soutien – est exposé en très grands formats. Des dessins au fusain et pastel de chênes puissants et si français s’affichent et tiennent le mur.

S’y oppose une anthologie de l’arbre dans la photographie contemporaine qui couvre l’intégralité de la surface à la manière d’un cabinet de curiosité. La multiplicité des points de vue exposés renforce paradoxalement la solitude et l’unicité de chaque tirage.

La tentation anthropomorphe du dessin s’oppose au fait brut de la photographie. Arbre miroir de l’homme ou image du monde, tous les regards portés par les auteurs de cette exposition attestent de la façon singulière qu’a chacun d’eux à arpenter la terre.

Thomas Doubliez

Gilbert Bellan est tour à tour le peintre du traité de Versailles, des ruines de la Grande Guerre, de la Victoire (1918) ou de la Libération (1944). Il est un admirateur inconditionnel de Georges Clemenceau. De Paris aux côtes de Vendée, il accompagne le Tigre tout au long des dernières années d’une retraite heureuse. De sa maison sur la dune, Clemenceau lui commande un « chêne vert titanesque » auquel il s’identifie. L’Ancêtre c’est lui.

Extrait du livre Gilbert Bellan – le peintre de Clemenceau,
Patrick de Villepin, CVRH, 2019.

 

Gilbert Bellan, Bois du Veillon, lavis-fusain, 72x101cm, 1924.

 

Léonard de Vinci conseille :
« Ne fais pas comme certains qui donnent à toutes les espèces d’arbres […]
la même nuance de vert ». Il souligne que ce sont les variations de la nature qui la rendent si plaisante et si riche. C’est ainsi que, « parmi les arbres de la même espèce, on n’en découvrirait pas un qui ressemblât de près à un autre ».

Alain Mérot, Du paysage en peinture dans l’Occident Moderne,
citations et interprétation.

 

Marc Riboud, Angkor, 1968.

 

Olivier Marchesi, Séléné, 2012.

 

Claude Iverné, Baobab, Sénégal, 2014. // Claude Iverné, Palmier, Soudan, 2018.

 

Les chênes de 1910 avaient alors dix ans et étaient plus hauts que moi et que lui. Le spectacle était impressionnant. J’étais littéralement privé de paroles et, comme lui ne parlait pas, nous passâmes tout le jour en silence à nous promener dans la forêt. Elle avait, en trois tronçons, onze kilomètres dans sa plus grande largeur. Quand on se souvenait que tout était sorti des mains et de l’âme de cet homme, sans moyens techniques, on comprenait que les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction.

Jean Giono, L’Homme qui plantait des arbres, 1953

 

Sarah Moon, Le Pin du jardin botanique, Paris, 2013.

 

Bernard Descamps, Maroc, Vallée Aït Bou Gmez, 1998.

 

Gregor Beltzig, Allemagne, 2015.

 

Shiraz Bazin, L’écume des amnésies, 2017.

 

Dorian François, Majuli, Inde, 2008

 

Jean-Christophe Béchet, Le Dernier Arbre, 2017.

 

Bogdan Konopka, Jugòw, Pologne, 2014.

 

Richart Caillot, Morvan, 1975.

 

Olivier Marchesi, Canal Saint Martin, Paris 2017.

 

Vanessa Winship, série She dances on Jackson, 2011-2012.

 

Nous remercions :
la galerie Camera Obscura (Brihat, Descamps, Krauss, Moon,
Riboud, Sammallahti, Yamamoto),
la galerie Agathe Gaillard (Fauquet, Iverné),
la galerie Françoise Paviot (Konopka),
la galerie Esther Woerdehoff (Beltzig),
la galerie VU (Hyytiäinen)
et la famille de Gilbert Bellan.